Depuis toujours,
il y a dans le monde
des hommes et des femmes
qui ont su dire NON
à ce qui leur paraissait inacceptable…
Actes Sud Junior

l'actualité de la collection

le 02-03-2018
Les 10 ans de la collection !

 

UNE EXPOSITION QUI RETRACE LES 10 ANS DE LA COLLECTION CEUX QUI ONT DIT NON


à visiter tout le mois de mars dans la salle d’exposition de la libraire Arthaud à Grenoble !


Le samedi 17 mars à partir de 15h00 :


Visite guidée de l’exposition et rencontre avec Isabelle Collombat


 

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le 26-02-2018
Angela Davis dans le magazine ELLE

"Plus qu'un hymne a l'icône noire, ce roman pour ados

donne les éléments pour une réflexion contre toute forme d'oppression".

Sandrine Mariette, magazine ELLE

 

 

 

 

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le 25-02-2018


Bruno Doucey était l'invité de Mohamed Kaci sur TV5 MONDE, émission "Maghreb-Orient-Express"

pour parler de son livre LOUNÈS MATOUB : NON AUX FOUS DE DIEU.

 

 

 

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le 10-02-2018
Lounès Matoub dans L'HUMANITÉ

 

 

 

 

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le 03-02-2018
Chronique du blog Wonderbook Jeunesse

 

 

Résumé

« Le musicien s’est emparé de sa mandole sur laquelle il cherche des accords, un crayon serré entre les dents. Un rythme. Une mélodie. Une façon de surmonter l’effroi. De ne pas céder à la terreur qu’ils instaurent. De leur dire sans courber l’échine : « Le combat pour la liberté continue. Vous avez tué un être magnifique mais d’autres êtres magnifiques se lèveront pour dire non à la folie meurtrière que vous exercez au nom de Dieu. »

 

 

L’avis de Caïtelhor

 

C’est un petit livre de 75 pages. Un concentré émouvant de la biographie d’un combattant pour la liberté. On peut dire « A la vie, à la mort » puisque Lounès Matoub sera assassiné le 25 juin 1998 sur une route de montagne, pas loin de chez lui. 68 impacts de balles ont transpercé la carrosserie de sa Mercedes. Nadia sa femme et les deux sœurs de celle-ci seront grièvement blessées.

Matoub naît dans le village de Taourirt-Moussa en Kabylie en pleine guerre d’Algérie. Leur langue est le tamazight et tous le revendiquent. C’est la langue nationale et officielle. Ils ne veulent pas apprendre l’arabe, ça ne leur servira à rien de toute manière. Et puis leur langue, c’est leur culture, leurs ancêtres, leurs poètes.

« Après tout, conclut Lounès, Taourirt-Moussa a toujours été le village des rebelles ! Comme le dit ma grand-mère -Ici, même les ânes ont fait la guerre- »

Matoub est pour l’émancipation de la femme, l’évocation de leurs désirs, l’affranchissement de la domination masculine. Et comme tout ce qui l’inspire ou le révolte, il en fera une chanson « yehwa-yam » ou « libre et femme ». On suit son parcours de l’Olympia Paris à son enlèvement traumatisant dans un bar en Kabylie. Il sera libéré 16 jours plus tard, certainement pas indemne. Il publie alors son livre autobiographique « Rebelle » et le 17 janvier 1998, c’est le Zénith mais il a la peur au ventre car il sait qu’il est traqué. Il a peur pour son public, ses musiciens et sa propre vie aussi. 6 mois plus tard, c’est fini. Enfin pas tout à fait, comme il le disait « Je suis de la race des guerriers. Ils peuvent me tuer ils ne me feront jamais taire. » 

J’ai pris un réel plaisir à lire ce livre écrit de la plume de Bruno Doucey. J’ai presque oublié que l’auteur était un écrivain français tant sa syntaxe ressemble à celle de la littérature kabyle. Le texte est très poétique, c’est léger et surtout nostalgique. Je le vois, dans le cimetière de Baba Hamza, cet oiseau qui se pose sur la tombe de Mouloud Mammeri (écrivain qu’adorait Matoub) et qui reprend son envol quelques instants plus tard. C’est très émouvant. J’apprends aussi qui est Youssef Islam… Alias Cat Steven. Il s’est converti à l’islam à un certain moment de son existence et renoncé à sa vie d’artiste ; il la reprendra plus tard. J’aime ces petites anecdotes qui pimentent le récit.

On termine par une  rubrique  « A suivre… » de ceux qui ont dit NON comme Matoub. NON à l’intolérance, NON à l’injustice. Comme Voltaire à qui on le compare. Amusant, ce retour vers le passé car mon fils venait de me lire son cours d’histoire relatant la fameuse affaire « Jean Calas » de 1761 sur fond de conflit religieux, et rendu célèbre par l’intervention de Voltaire.

 

 

« Il faut dépasser la face ombrageuse de la montagne pour atteindre le col et la lumière qui inonde l’autre versant. »

 

Bruno Doucey

 

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