Depuis toujours,
il y a dans le monde
des hommes et des femmes
qui ont su dire NON
à ce qui leur paraissait inacceptable…
Actes Sud Junior

l'actualité de la collection

le 08-04-2013
Un article dans le mensuel Politis sur « Gisèle Haimi, Non au viol »

« Le viol, ce crime que l’on ne veut pas entendre », tel est le titre de l’article de Orianne Hidalgo paru le 21 ars dans le magazine Politis qui évoque le livre de Jessie Magana « Gisèle Haimi, Non au viol ». A lire ici :

 

politis

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le 05-03-2013
Gisèle Halimi, non au viol

 

JessieMagana vient d’écrire un deuxième livre dans la collection Ceux qui ont dit Non. Après le portrait du Général  de Bollardière, seul officier français à avoir refusé la torture en Algérie, voici un roman brûlant d’actualité consacré à l’avocate Gisèle Halimi. Figure emblématique du combat contre le viol et pour la défense du Droit des femmes, Gisèle Halimi s’est battue contre un fléau loin d’être vaincu aujourd’hui. Dans ce roman bouleversant Jessie Magana nous redonne la rage de nous battre pour dire « non au viol ». En librairie le 6 mars.

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le 17-02-2013
Fête finale à Quimper

Et voilà qu’approche la grande fête finale de l’Odyssée des mots « Non à l’indifférence » ! Elle aura lieu les 22 et 23 février à la Médiathèque des Ursulines. Venez retrouver les 6 auteurs de la collection qui étaient en résidence, avec leurs invités, Ysabelle Lacamp, Bruno Doucey, Yvon Le Men, Salah al Hamdani accompagnés par le musicien Christophe Rosenberg et les comédiens du Fitorio Théâtre. Manif des mots dans les rues, récital des Voix pour dire Non, spectacle, signatures… Ils partageront leurs textes, leur journal de bord et les textes produits par les Quimpérois  pour dire tous ensemble un Non à l’indifférence. Programme complet sur http://mediatheques.quimper-communaute.fr/evenement/9513/961-actualites.htm

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le 14-02-2013
Sophie Scholl, non à la lâcheté

Et voici une jeune fille qui rejoint la collection de ceux qui ont tout risqué pour suivre leur conscience : Sophie Scholl, une étudiante allemande qui résista contre le nazisme, au péril de sa vie. Jean-Claude Mourlevat nous faire revivre dans ce roman aussi bouleversant que pudique le destin de cette résistante. Son groupe se nommait « La rose blanche »… Bienvenue à la benjamine des rebelles.

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le 10-12-2012
La résidence quimpéroise bat son plein !

 

Depuis une semaine déjà l’Odyssée des mots de Quimper « Osez dire non à l’indifférence a commencé » avec l’arrivée du premier auteur de la collection sur place Elsa Solal. Et pour vous lecteurs de ce blog, en avant-première et exclusivité des extraits du Journal de bord échangé entre les auteurs.

Le premier jour d’Elsa : « Quimper c’est tout simplement très beau et très étrange. Lorsque je déboule sur certaines rues ou places, j’ai l’impression d’être dans Alice aux pays des merveilles, les façades ont une allure de maisons de poupées miniatures. Tout est très soigné, propret, et lorsque j’arrive sur la rue qui longe le pont pour aller à Chopy, ou simply (vous me pardonnerez cette approximation) ça sent la vieille pierre, du solide ! Mouillé mais solide!

Depuis les collines qui entourent la ville, les toits gris font la tête, lèvent les yeux au ciel et joignent tristement les sourcils en accent circonflexe. Un décor qui sent bon le vieux livre, d’antan, d’avant, il y a très longtemps. Oui, ça sent les légendes et j’ai l’impression qu’un farfadet va glisser entre mes jambes, ou un troll. On raconte que la fille du roi Gradlon, Dahut, confia les clés des écluses de la cité D’Ys pour les donner au diable qui se présenta à elle sous les traits d’un prince. Le diable ouvrit les portes et les habitants furent engloutis sous les flots. Tout ça pour dire qu’il pleut à Quimper? Où pour punir la belle Dahut qui avait un amant chaque nuit ? »

Et quelques jours plus tard, voici ce qu’elle écrit à ses compères auteurs :

«  Très longue et belle journée, très riche : de médiathèque des Ursulines en classe, de classe de 3eme en médiathèque d’Ergué Gabéric et enfin au conseil des enfants, puis avec les élèves apprentis boulangers, puis en dupleix avec le dakota et enfin à l’atelier théâtre. J’ai une récolte de Non à l’indifférence, de non rouges de colère, verts de rage, bleus, jaunes, ou blanc de questions ;  des Nons plein la tête, et j’attends encore les textes et mails qui vont être envoyés suite aux séances d’aujourd’hui. Tous ces gens avaient préparé les rencontres et avaient en commun une grande gentillesse, avides de rencontres…(…)

Encore quelques jours plus tard : « J’ai fait lire ce bel édito de Murielle à une élève de 3ème des Sablières, puis à un autre du lycée technique, et à une enfant de 12 ans. Et à chaque fois, la discussion s’est enflammée, les « Non » ont jaillis comme des flèches de partout, les langues se sont déliées.  Mais je reste un peu frappée de stupeur devant ce « Non à l’indifférence ». Je ne sais toujours pas, par où le prendre tant les exemples au quotidien foisonnent.

Comment sonder ces couches profondes de l’âme, ces glissements de terrain ; cette capacité terrifiante, qui à  force d’habitude, de déni, de protection, d’oubli, nous permet de vivre notre vie par procuration et de reléguer le monde au loin comme s’il ne nous concernait pas ? Humains, trop humains… Il me semble que nous vivons une sorte de régression qui nous ramène à un univers obscur et plonge l’être moderne dans un moyen-âge ou le système de survie serait force de loi.

Il va falloir pour s’attaquer à ça, reconnaître notre implication et la laisser sur le chemin, ne pas s’en vouloir d’exister, retrouver une innocence pour ré enchanter le monde de valeurs, de mythes, de batailles, d’idées et d’actes. Fermer le catalogue des 7 misères, comme m’écrit Nimrod.  Il va falloir inventer une pensée en lien avec la pratique… une philosophie active… une poésie du quotidien. Il va falloir se réapproprier tous les gestes qui font un jour ; toutes les minutes qui font une heure. Égrener toutes les secondes qui font cette petite seconde qui  va permettre de changer une habitude. Peut-être que la littérature, l’écriture, la fiction elle seule, peut se tenir aux frontières d’une humanité défigurée ?

Et peut-être que cette résidence qui va à l’écoute des paroles et des « Non » des gens, permettra, une justesse ? Peut-être que cette fréquentation assidue de personnes bien vivantes rendra plus proche et plus distanciée à la fois, nos flagrants délits d’indifférences, ces constats tristes et consternants que nous pouvons faire chacun, tout au long d’une banale journée. »

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