Depuis toujours,
il y a dans le monde
des hommes et des femmes
qui ont su dire NON
à ce qui leur paraissait inacceptable…
Actes Sud Junior

l'actualité de la collection

le 10-02-2018
Lounès Matoub dans L'HUMANITÉ

 

 

 

 

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le 03-02-2018
Chronique du blog Wonderbook Jeunesse

 

 

Résumé

« Le musicien s’est emparé de sa mandole sur laquelle il cherche des accords, un crayon serré entre les dents. Un rythme. Une mélodie. Une façon de surmonter l’effroi. De ne pas céder à la terreur qu’ils instaurent. De leur dire sans courber l’échine : « Le combat pour la liberté continue. Vous avez tué un être magnifique mais d’autres êtres magnifiques se lèveront pour dire non à la folie meurtrière que vous exercez au nom de Dieu. »

 

 

L’avis de Caïtelhor

 

C’est un petit livre de 75 pages. Un concentré émouvant de la biographie d’un combattant pour la liberté. On peut dire « A la vie, à la mort » puisque Lounès Matoub sera assassiné le 25 juin 1998 sur une route de montagne, pas loin de chez lui. 68 impacts de balles ont transpercé la carrosserie de sa Mercedes. Nadia sa femme et les deux sœurs de celle-ci seront grièvement blessées.

Matoub naît dans le village de Taourirt-Moussa en Kabylie en pleine guerre d’Algérie. Leur langue est le tamazight et tous le revendiquent. C’est la langue nationale et officielle. Ils ne veulent pas apprendre l’arabe, ça ne leur servira à rien de toute manière. Et puis leur langue, c’est leur culture, leurs ancêtres, leurs poètes.

« Après tout, conclut Lounès, Taourirt-Moussa a toujours été le village des rebelles ! Comme le dit ma grand-mère -Ici, même les ânes ont fait la guerre- »

Matoub est pour l’émancipation de la femme, l’évocation de leurs désirs, l’affranchissement de la domination masculine. Et comme tout ce qui l’inspire ou le révolte, il en fera une chanson « yehwa-yam » ou « libre et femme ». On suit son parcours de l’Olympia Paris à son enlèvement traumatisant dans un bar en Kabylie. Il sera libéré 16 jours plus tard, certainement pas indemne. Il publie alors son livre autobiographique « Rebelle » et le 17 janvier 1998, c’est le Zénith mais il a la peur au ventre car il sait qu’il est traqué. Il a peur pour son public, ses musiciens et sa propre vie aussi. 6 mois plus tard, c’est fini. Enfin pas tout à fait, comme il le disait « Je suis de la race des guerriers. Ils peuvent me tuer ils ne me feront jamais taire. » 

J’ai pris un réel plaisir à lire ce livre écrit de la plume de Bruno Doucey. J’ai presque oublié que l’auteur était un écrivain français tant sa syntaxe ressemble à celle de la littérature kabyle. Le texte est très poétique, c’est léger et surtout nostalgique. Je le vois, dans le cimetière de Baba Hamza, cet oiseau qui se pose sur la tombe de Mouloud Mammeri (écrivain qu’adorait Matoub) et qui reprend son envol quelques instants plus tard. C’est très émouvant. J’apprends aussi qui est Youssef Islam… Alias Cat Steven. Il s’est converti à l’islam à un certain moment de son existence et renoncé à sa vie d’artiste ; il la reprendra plus tard. J’aime ces petites anecdotes qui pimentent le récit.

On termine par une  rubrique  « A suivre… » de ceux qui ont dit NON comme Matoub. NON à l’intolérance, NON à l’injustice. Comme Voltaire à qui on le compare. Amusant, ce retour vers le passé car mon fils venait de me lire son cours d’histoire relatant la fameuse affaire « Jean Calas » de 1761 sur fond de conflit religieux, et rendu célèbre par l’intervention de Voltaire.

 

 

« Il faut dépasser la face ombrageuse de la montagne pour atteindre le col et la lumière qui inonde l’autre versant. »

 

Bruno Doucey

 

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le 20-01-2018
Fête de clôture de la Résidence-résistance du Teil

La fête de clôture et restitution de la Résidence-résistance du Teil :

Après un mois de Résidence, Isabelle Collombat, Bruno Doucey, Maria Poblete et Rachel Hausfater, accompagnés de Murielle Szac, reviennent au Teil pour une journée de rencontre, de lecture, d'ateliers d'écriture nocturnes avec une représentation théâtrale de deux des romans de la collection.

 
À partir de 14h30 : restitution de la résidence à la Médiathèque 6 rue Dunant 07400 Le Teil
 
Cette soirée s’intègre dans La Nuit de la lecture

 

 

 

"FIGURES IN-SOUMISES [1] et [2]"

diptyque

[1] Simone Veil - [2] Federico Garcia Lorca

en clôture de la résidence Résistance collective / résidence d'auteurs et en présence des auteurs Maria Poblete et Bruno Doucey et de Murielle Szac, directrice de la collection "Ceux qui ont dit non" :

Le Teil (Ardèche) - salle Paul Avon

samedi 20 janvier - 17h30 (tout public)

Mise en scène

Alexandre Picard

Interprétation

Milène Buffavand / Philippe Coulon

Scénographie, marionnettes et adaptation

Alexandre Picard / Milène Buffavand / Philippe Coulon

Lumières

Tonio Di Carlo

 

Deux petites formes théâtrales et marionnettiques pour comédienne et comédien seul(e) de 30 minutes.

Des petites formes saisissantes et intimes qui mettent en valeur le chemin et la personnalité de ces êtres d’exception.

Deux adaptations de romans historiques parus chez Actes Sud Junior - coll. "Ceux qui ont dit NON"

Un travail d’adaptation délicat et exigeant et dont la parole fait écho aujourd’hui... pertinemment.

 
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le 13-01-2018
Hommage à Lounès Matoub avec Bruno Doucey

A l'occasion du NOUVEL AN BERBÈRE le 13 janvier, à Château-Arnoux :

 

 

Rencontre avec Bruno Doucey pour un hommage à Lounès Matoub

à 14h30 (Salle des fêtes de Château-Arnoux)

Renseignements : www.carrefourdesculturesmjc.org /

et dédicace de son livre "Lounès Matoub : NON aux fous de dieu"

à 18 heures, à la librairie Au fil des pages (2 av. Jean Moulin)

 

COUV lounes Matoub

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le 08-12-2017
Nouvelle parution

Lounès Matoub : "NON AUX FOUS DE DIEU"

de Bruno Doucey, en librairie le 10 janvier 2018

 

Dans l’Algérie terrorisée des années 1990, une voix de poète s’élève contre l’intégrisme et la folie meurtrière : celle de Lounès Matoub, chanteur originaire de Kabylie, dont les textes invitent à la liberté et à la joie de vivre. Enlevé et séquestré par un commando du GIA, il est finalement relâché. Il poursuit ensuite avec succès sa carrière en France, mais vit néanmoins sous la menace d’un assassinat. Cette menace se concrétise, hélas, le 25 juin 1998, sur une route de Kabylie.

 

 

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